LES CANTINES SCOLAIRES, UNE NÉCESSITE POUR LE SECTEUR DE L’EDUCATION

L’éducation des enfants est un pilier fondamental dans le développement d’une nation.

Conscient de l’importance de l’éducation, le gouvernement ivoirien a pris la décision de rendre l’école obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans depuis la rentrée scolaire 2014-2015.

Et l’un des défis  pour maintenir les élèves dans le cursus scolaire consiste à créer les conditions pour une bonne alimentation des enfants à midi.  Ainsi, les cantines scolaires ont été identifiées comme une solution idoine à ce défi.

  Lecture du communiqué de presse par    M.KRA Kouamé Constantin,                   Directeur des opérations de                  l’ONG  SOCIAL JUSTICE

En 2019, l’ONG SOCIAL JUSTICE  a mené une étude sur les cantines scolaires en Côte d’Ivoire. Cette étude a été réalisée avec l’appui financier de l’International Budget Partnership (IBP) a été présenté à la presse  le vendredi  04 Juillet 2020.

De cette étude, il ressort  cinq grands points :

  1. Au regard de la Loi de finances 2017, Le gouvernement ivoirien a alloué environ 17,6% de son budget au secteur de l’éducation. Cela atteste que l’éducation est une priorité de notre gouvernement.
  2. Selon la stratégie nationale d’alimentation scolaire pour la  période 2012-2017, élaborée par l’Etat en partenariat avec le PAM et le PNUD, les zones prioritaires d’intervention sont définies en analysant de manière combinée le niveau d’insécurité alimentaire, le taux de prévalence de la malnutrition chronique, le taux de scolarisation et le taux de pauvreté dans les différentes régions du pays..
  3. Plusieurs zones ont donc été identifiées selon trois niveaux prioritaires pour l’implantation de cantines scolaires
  • Priorité 1 (Cavally ; Guémon ; Poro ; Bagoué ; Tchologo ; Bafing)
  • Priorité 2 (Worodougou et Béré)
  • Priorité 3 (Gontougo et Bounkani).
  1. La majorité des fonds alloués aux cantines scolaires proviennent  à 65% de financements extérieurs. Tandis que l’Etat ne couvre qu’environ 35%. Ce qui pourrait avoir une incidence sur le fonctionnement de ces cantines si éventuellement les bailleurs venaient à se retirer.
  2. 67 écoles sur 100 ne disposent pas de cantines scolaires.

 61 élèves sur 100 fréquentent ces écoles qui ne disposent pas de cantines scolaires. Ce qui augmente le risque d’abandon scolaire.

Au regard de ces résultats et compte tenu du fait que les cantines scolaires sont essentielles pour un meilleur parcours scolaire des enfants, L’ONG SOCIAL JUSTICE  fait les recommandations suivantes :

-Mobiliser des ressources financières additionnelles à travers :

  • l’institution d’une parafiscalité pour la constitution d’un fonds destiné au financement des cantines scolaires.
  • La mise à contribution des entreprises et des coopératives locales

– Solliciter des bourses alimentaires auprès collectivités décentralisées.

– Impliquer des Comités de Gestion des Etablissements Scolaires (COGES) dans le fonctionnement des cantines scolaires.

L’éducation étant un secteur capital pour le développement de notre pays, il est impératif que l’Etat,  les acteurs de développement local, partenaires sociaux et le secteur privé  conjuguent leurs efforts pour rendre réellement fonctionnelle des services des cantines scolaires. Car les cantines scolaires favorisent le maintien des enfants dans le cursus scolaire.

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