MON PATRON VEUT COUCHER AVEC MOI

Que l’on soit vendeuse, entrepreneur, fonctionnaire ou même juriste, nous les femmes, on a toutes été au moins une fois, victimes de propos ou d’actes sexistes. Plusieurs d’entre nous, ont même été victimes d’harcelement sexuel. Cette jeune dame nous conte son expérience.

« Le coup de fil que je venais de recevoir me fis perdre le contrôle de moi. Mon amie de classe venait juste de m’informer que les résultats du Brevet d’Etudes Supérieur (BTS) étaient disponibles sur le net. Je me dirigeai à grandes foulées aux cybercafé du quartier. Après les échanges d’usage, le gérant pris ma convocation, entra mon numéro matricule et me dit avec un sourire: « regarde toi même! « . Youpi!!!, j’étais admise. J’étais dorénavant titulaire d’un BTS en finances comptabilité. Des larmes de joie coulaient le long de mes joues et me donnaient une sensation de paix comme une pluie trop attendue par une terre aride.  Toute ma famille était heureuse pour moi. Mon école offrait des stages dans les entreprises aux étudiants admis. Quelques mois plus tard, l’école m’orienta vers une société d’assurance. La société se trouvait dans la commune du Plateau au deuxième étage d’un Immeuble de la rue du commerce. Pour mon premier jour de travail, je me mis sur mon trente et un; un pantalon tissu bleu assorti avec une chemise blanche qui couvrait mon postérieur. La nature m’avait façonné telle une guitare. Et mes rondeurs attiraient l’attention. Étudiante, mes amis me taquinaient en m’appelant  » la bouteille de Coca-Cola* « . Consciente de mes formes généreuses, j’optais pour des vêtements qui couvraient bien mon corps. Mon maître de stage était une dame. Elle était courtoise et raffinée. Elle me dit ceci à mon arrivée à son bureau: » -bon arrivée ma chérie. Je suis ton maître de stage. Je suis le second responsable du service comptabilité. J’occupe ce poste depuis deux ans. Mais je suis en fonction dans cette société depuis dix ans. J’ai dû me battre pour gagner ma notoriété. Ici tu seras jugé sur ton travail et ta capacité à t’adapter à l’environnement du travail. Ne comptes pas sur moi pour les compromis. OK? ».

Je répondis: « -oui Madame « .

Elle reprit: « – voici ton bureau. Pose tes affaires et viens, je vais te présenter au chef « .  Je m’exécutai. À quelques mètres, se trouvait le bureau du chef. Elle frappa à la porte, entra et m’invita à lui emboîter le pas. C’était un homme d’une quarantaine d’années. Sur son bureau trônait les photos de sa famille. Pendant que mon maître de stage lui donnait les informations sur moi; j’admirais les nombreux diplômes et certificats que l’on distinguait sur le mur. Et intérieurement, je me dis avec conviction : » –Moi aussi un jour je serai la comptable en chef d’une grande société « .

Le son de sa voix rock me fit sortir de mon rêve.

-« Bien jeune fille, votre maître de stage est une excellente comptable. À ses côtés, vous serez bien formé. Veuillez laisser votre contact téléphonique à mon assistante » .  Me dit-il.

Le temps d’un court instant, je crus qu’il m’avait fait un clin d’oeil. Non! C’était sûrement le fruit de mon imagination débordante. Très enthousiasme, je retournai à mon bureau  après avoir laisser mon numéro de téléphone à son assistante.

Pendant mon stage, le chef comptable m’appelait plus que mon maître de stage.  -« Miss, pouvez-vous vérifier cette facture « ?, Miss par ci, par là. Il trouvait toujours des prétextes pour se retrouver en tête à tête avec moi. J’avais l’impression d’être son assistante.  Un jour, je mis une robe qui m’arrivait aux genoux. Il me regarda avec des yeux qui en disaient long sur ses intentions malsaines en me disant: «  »Miss, tu es sexy aujourd’hui. C’est pour moi non? « . Et  il passa sa main dans le bas de mon dos. C’était de trop !!

C’est dans cette atmosphère que je fis mon stage. Après ma soutenance, mon maître de stage me souffla que la société allait recruter d’ici un an, un nouveau comptable. Selon elle, j’avais le profil. Par ces temps qui courent, beaucoup de diplômés restent sans emploi. C’était une véritable aubeine pour moi. Effectivement, six mois plus tard, la société lança l’avis de recrutement. Sans aucune hésitation, je me présentai pour le poste. Et mon maître de stage me recommanda au supérieur. Un soir, à l’heure de descente, mon téléphone sonna, c’était le chef. Il me dit:  -« Miss, veuillez venir à mon bureau « . Je me précipitai à son bureau. Il prit la parole en disant : – » assieds-toi, il y a quoi? Tu as peur de moi? ». Je m’assis un peu intriguée. Il me dit: » Tu sais que tu es une belle femme non? Tu es mon genre de femme même. Tu as un copain? Je répondis par l’affirmative.  C’est sûrement un de ses jeunes qui ne peut rien t’offrir. Tu mérite mieux ma petite. Tu sais pour le poste vacant, je te le donne si tu acceptes d’être ma maîtresse. Dit-il en prenant ma main.

Je retirai ma main, pris mon courage à deux mains et lui dis en le fixant droit dans les yeux:  » –Monsieur avec tout le respect que je vous dois, j’estimes avoir prouver depuis mon arrivée dans cette société  que j’étais en mesure d’être à ce poste. Si mon corps doit être la contrepartie de ce poste, pourquoi ai-je fais alors des études ?  Toutes ces années sur les bancs, les longs mois de stage ne suffisent-ils pas pour apprécier mes compétences ? Je préfère perdre ce travail que ma dignité.

Nombreux sont les employeurs qui exigent des faveurs aux femmes en contrepartie d’un emploi ou d’une promotion. Sur les bancs, de l’école aucune différence n’est faite entre les filles et les garçons, lorsque l’enseignant dispense son cours. Filles et garçons sont évalués au même titre aux examens et concours. Par conséquent, le diplôme obtenu par un homme a la même valeur que celui obtenu par une femme. Cependant, à la recherche de l’emploi, la femme est le souvent victime d’injustice. Pourquoi surbondonner l’embauche d’une femme à l’acte sexuel? C’est à croire que pour la grande majorité des hommes, la femme se résume à ce qui se trouve entre ses jambes. Oui je suis une femme, je suis belle, j’ai de belles rondeurs. Mais j’ai également un cerveau doté des mes mêmes capacités intellectuelles que celui de l’homme. En ce 08 Mars, date qui marque la célébration de la journée internationale des droits de la femme, je voudrais m’adresser dans un premier temps à vous les hommes. Bien vrai que la femme a été pendant des lustres considérée comme le sexe faible mais force est de constater qu’en dehors de son physique, la femme est toute aussi intelligente que l’homme. L’histoire nous l’a prouvé que lorsqu’on permet aux femmes de s’exprimer et d’occuper des postes de responsabilité ; elle assurent mieux que les hommes. Arrêtez de nous limiter à l’acte sexuel et à l’enfantement. Permettez-nous de nous exprimer, laissez-nous occuper des postes de responsabilité pour participer aisément au développement de notre pays. Quant à toi femme, on lutte aujourd’hui pour la reconnaissance de nos droits. On crie partout qu’on veut la parité du genre dans les instances décisionnelles. Cette lutte ne se gagnera pas par des mots mais par des actes. Aujourd’hui plus que jamais le monde te regarde. Ne tombe pas dans la facilité. Lève-toi, bâts toi, prouves que tu es à l’hauteur de tes revendications. Quelle que soit ton domaine d’activité soit une femme de valeur et d’ambition.

SI C’EST LA FEMME QUI DONNE LA VIE, ALORS C’EST PAR LA FEMME QUE LA SOLUTION AUX MAUX DE CE MONDE VIENDRA.

Bonne fête à toutes les femme.????!!

Vous aimerez aussi

Un commentaire

  • Tu as eu la parfaite réaction. C’est frustrant d’être dans cette situation. Faire des études pour s’entendre dire, si tu couches c’est bon. Alors que tu t’es donné corps et âmes dans ton travail. Courage ma belle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *