ATELIER DE PARTAGE D’EXPÉRIENCE DE FEMMES MODÈLES

Le 11 Octobre a été décrété par l’Organisation des Nations-Unies (ONU), comme étant la journée internationale de la jeune fille. A ce titre la cellule genre de l’enseignement technique et professionnel de notre pays, dirigé par Madame TANOH FLORENCE, ne voulant pas être en reste; a organisé un atelier de partage d’expérience de femmes modèles. Comme panélistes conviées à cette ateliers: Mesdames Agnès KRAIDY, Anastasie ANGORAN-BROU, Yolande LIDA KONE, Christine LOGBO-KOSSI, SIDIBE N’DIAYE et Mme TRAORE Mariam

MADAME TRAORÉ MARIAM

Après un brillant parcours scolaire et universitaire, elle intègre la prestigieuse École d’Administration Supérieure. Son rêve était de devenir contrôleur des impôts, mais c’est au coeur de l’administration que son dessein était scellé. Elle fut la première femme sous-préfet de la région de Brobo, une région qui a été très affectée par la guerre qu’a connu notre pays. A sa nomination, la population était choquée de voir une femme au commande. Car pensaient-ils, qu’est-ce qu’une femme pourrait bien nous apporté? Mais par son travail, elle a posé des actes très louables et a contribué aisément au développement de cette région.

En véritable source d’inspiration, elle a suscité chez les jeunes filles de la région, le désir de devenir sous-préfet. Elle a tellement marqué cette population, qu’après son affectation, la population a exigé que le nouveau sous-préfet soit une femme. Madame TRAORÉ MARIAM, est la preuve que lorsqu’on confie les postes de responsabilité aux femmes, elles assurent, et parfois mieux que les hommes.

MADAME SIDIBÉ N’DIAYE

Elle fut une élève brillante. Après l’obtention du BEPC, elle fut orienté au lycée garçons de Bingerville. Ce lycée destiné aux garçons, en principe, a dû l’accueillir car elle fut orientée dans une série qui n’existait que dans ce lycée. Au milieu des hommes, elle a dû se battre pour s’imposer. Malgré les intimidations et les propos parfois sexistes de ses amis, elle a pu se démarquer et est toujours rester parmi les meilleurs. Après le BAC, elle fut l’une des rares filles orientées en faculté de physique-chimie. Issue d’une famille nombreuse et l’aînée de sa fratrie, elle décida d’abréger ses études en année de licence. Devenue professeur de physique-chimie, elle marqua encore les esprits par son sens du travail bien fait et de l’amour qu’elle avait à dispenser les cours. Mais le destin lui réservait quelque chose de plus grand. Admise au concours d’inspecteur général, elle est aujourd’hui l’inspectrice générale coordinateur de l’inspection générale de l’enseignement technique et professionnel de Côte d’Ivoire.

MADAME ANASTASIE ANGORAN BROU

Son excellent parcours scolaire fut marqué par une grossesse juste après l’obtention du BAC probatoire. Après la naissance de son bébé, et avec l’aide de sa formidable mère, elle a pu reprendre le chemin de l’école. Elle obtint à la plus grande stupéfaction de tous, le BAC avec mention bien. A l’Université, elle réçut une bourse d’études qui lui a permis de poursuivre ses études au Brésil. Après quatre années d’études, elle revint en Côte d’Ivoire avec pour objectif de dispenser son savoir à l’Université. Elle était titulaire d’un Master 2 l’équivalent d’un DEA à l’époque or il fallait le doctorat pour enseigner à l’Université. Elle se maria et fonda une famille. Mais estimant que la place de la femme n’était pas seulement d’être dans un foyer, elle décida, malgré les critiques acerbes de ses proches ; de repartir au Brésil pour terminer ses études en laissant son époux et trois enfants dont un bébé de quatre mois. Aujourd’hui elle est docteur en langues brésiliennes et fait la fierté de sa famille. Docteur ANASTASIE ANGORAN BROU, est l’illustration que lorsque la fille-mère a le soutient de ses proches, elle finit par réussir ses études. Il est donc impérieux qu’une politique soit mise en place afin de donner les mêmes chances de réussite aux filles-mères. Du témoigne de MADAME ANASTASIE ANGORAN, il faut retenir ceci:  » POUR RÉUSSIR, IL FAUT AVOIR UN OBJECTIF ET SE BATTRE POUR L’ATTEINDRE ».

MADAME CHRISTINE LOGBOH KOSSI

Agée d’une trentaine d’année, elle fait partie des rares femmes de la chambre africaine des mines. Elève, elle était si excellente qu’elle faisait deux classes en un an. En classe de 1ère, elle présenta le BAC en candidate libre et l’obtient avec brio. Pour elle, il faut saisir les opportunités. Sentant que le secteur minier était un secteur d’avenir, elle décida de faire des études en mines et géologie. Après de brillantes études au Canada, elle devient ingénieur minier. Pour son père qui a longtemps pensé que seuls les garçons pouvaient faire la fièrté d’une famille, il est aujourd’hui plus que jamais fier de son unique fille.

MADAME AGNÈS KRAIDY 

Issue d’une famille pauvre, elle a fait le primaire dans l’école public de son village. Bien que n’ayant pas eu l’entrée en sixième, son père l’inscrit dans un collège privé. Car pour lui qui n’avait pas eu cette chance d’aller à l’école, c’était une fierté pour lui de savoir que sa fille allait à l’école. Après l’obtention de son BAC, elle est orientée en faculté de philosophie. Estimant qu’elle n’avait pas les ressources nécessaires pour faire de longues études, elle décide de s’insérer dans le tissu professionnel. Son rêve a toujours été d’être journaliste. Elle se rend à Fraternité matin où elle est recrutée comme stagiaire. Sa passion pour son métier la propulsée au rang de célèbre journaliste et de présidente du réseau des femmes journalistes de Côte d’Ivoire. Pour MADAME AGNÈS KRAIDY, « ce n’est pas parce qu’on est pauvre que l’on doit rêver pauvre ». En sommes, la pauvreté n’est pas une fatalité, quand on est pauvre, il faut se donner les moyens d’en sortir en travaillant parfois plus dur que les autres.

MADAME YOLANDE LIDA KONÉ Son diplôme en main et animée du désir de dispenser le savoir, elle donna des cours dans des collèges et lycées privés. Mais ayant pris conscience de l’exploitation que faisait subir les fondateurs d’école aux enseignants , elle décide de se lancer dans l’entrepreneuriat. Malgré, les difficultés qu’elle rencontra, elle est parvenu à être parmi les meilleurs femmes entrepreneurs de notre pays. Sa structure INTERNATIONAL MANAGEMENT CONSULTING encadre les jeunes entrepreneurs. Elle est également présidente AFRIQUE de l’ONG FEMMES DE DEMAIN. MADAME YOLANDE LIDA KONÉ atteste qu’il est possible de réussir par soi-même en entreprenant.

Jeune fille, voici des femmes modèles dont tu pourrais t’inspirer pour ta réussite. Que rien ne te freine, à l’image de ses femmes ordinaires au parcours extraordinaire. Dans ta marche vers le succès, soit une battante et une combattante.

Grand bravo à la cellule genre de l’enseignement technique et professionnel avec à sa tête MADAME TANOH FLORENCE.une femme qui fait beaucoup pour susciter le leadership chez les jeunes filles.Au vu des interventions des bénéficiaires de l’atelier, le pari a été gagné.

C’est sur une projection de film retraçant la vie de la célèbre journaliste américaine, OPRAH WINFREY que cette belle cérémonie a pris fin.

Le 11octobre a été décrété par l'ONU

LE LEADER DEMAIN, C’EST TOI!

 

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