ENCEINTE DE MON GRAND FRÈRE

La maternité, voici l’un des plus beaux moments de la vie d’une femme. Cependant lorsqu’elle arrive au cours de l’adolescence, elle est source de nombreux problèmes. L’histoire de cette jeune adolescente de quinze(15) ans l’illustre bien.

Je suis la benjamine d’une famille de trois enfants. Mes parents, de modestes cadres sont des personnes aimantes et respectés pour leur grande courtoisie et surtout par leur sens de l’hospitalité. Aussi en bons africains les portes de notre maison étaient toujours ouvertes à nos amis. L’ aîné de notre fratrie avait un ami. Ils étaient si proches que l’on le considérait comme l’un des nôtres. En un mot, c’était le frère que je n’avais jamais eu. Moi je l’admirai beaucoup. A vingt-quatre(24)  ans il était titulaire d’un Master 2  en sciences économiques.

Après l’obtention de mon BEPC, je fus orientée en seconde série scientifique. J’avoue les Mathématiques me donnaient du fil à retordre. Consciente de l’aide que l’ami de mon frère, que dis-je? que « mon grand-frère » pouvait m’apporter dans le cadre de mes études; il m’arrivait parfois d’aller le voir lorsque je n’arrivais pas à résoudre un exercice. Un soir pendant qu’il m’expliquait un exercice de Mathématiques, il posa sa main sur ma cuisse et se mit à me caresser. Toute surprise, je le repoussai. Mais il prit ma main et me dit: « tu sais je suis amoureux de toi et je veux que tu sois ma petite amie ». Toute confuse je pris la parole en tremblant: « mais tu es mon grand-frère non? Et je suis trop jeune pour avoir un copain. Si maman sait elle va me tuer ». Il reprit la parole et me dit : »pardon je suis trop fan* de toi, on va se cacher personne ne le saura; ça sera notre petit secret à nous deux ». J’étais face à un dilemme. Entre la crainte de me faire réprimander par mes parents et celle d’accepter les avances d’un grand-frère que je ne voulais pas décevoir. Je ramassa mon livre et mon cahier et je pris mes jambes à mon cou. De retour à la maison j’ai voulu en parler à maman mais je ne savais pas trop comment mis prendre, car maman et moi n’avions jamais aborder ce genre de discussion. Deux semaines plu-tard, j’avais un devoir de Mathématiques à rendre  et j’eus beau essayé de le résoudre je n’y parvins pas. Je me rendis alors chez mon « grand-frère ». Ce jour marqua à jamais mon existence. Il occupait une chambre indépendante de la cour familiale. Après avoir pris le soin de fermer la porte de sa garçonnière, il m’enlaça et me donna un baiser auquel je ne puis résister. Je me laissa conduire et nous nous retrouvâmes nus dans le lit. Je sentis une vive douleur entre mes jambes suivie de sensations que je n’avis jamais ressenties auparavant. Quand tout fut terminer, je vis une tâche de sang sur le drap qui couvrait le lit. Je venais de perdre ma virginité. Et c’est comme ça que nous avons commencé notre relation secrète. Prétextant des exercices de Mathématiques, je me rendais régulièrement chez lui. Cependant, à chaque fois que je parlais de préservatifs, il me disait ceci: « Laisse ça! toi tu es une fille bien, on utilise ça avec les prostitués. Toi tu es sérieuse. Je ne crains rien en couchant avec toi « . Et moi naïve que j’étais je me laissais faire à chaque fois. Au sixième mois de notre relation,  j’avais un retard de deux mois. De plus , je me sentais fatiguée et j’avais du mal à me lever les matins pour aller à l’école. Je finis par confier mon inquiétude à une amie de classe. Ensemble, on acheta un test de grossesse bon marché. Et sans grande surprise le test s’avéra positif. J’étais donc enceinte. Qu’est-ce que j’allais devenir? Mais papa et maman vont me tuer. Et DIEU!

Mon amie me proposa de faire un avortement. Elle connaissait une dame qui pouvais m’aider à enlever la grossesse grâce à des plantes et à moindre coût. Avec les trois milles francs que papa m’avait remis comme argent de poche de la semaine, nous partîmes voir cette chère dame. Elle me donna des mixtures à boire et d’autres pour faire des lavements. A l’insu de mes parents, je fis le fameux traitement. Mais dans la nuit du troisième jour, j’eu d’atroces douleurs et je me mis à saigner abondamment. Alertée par mes cris, ma mère  rentra dans ma chambre. Prise de panique, elle me transporta dans l’hôpital le plus proche. Après de longues heures d’attente dans le hall de l’hôpital, le médecin fit appelle à ma mère et lui dit: « Madame, votre fille était enceinte et elle a tentée de se faire avorter.  Elle a frôlé la mort. On était obligé de lui enlever son utérus car les médicaments qu’elle a ingurgité l’avaient  beaucoup endommagé. Grâce à DIEU, elle est sortie d’affaire ». Ma mère était subjuguée par cette triste nouvelle. Comment n’a t-elle pas pu sans rendre compte?

LES GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE, voici l’un des fléaux qui minent le climat éducatif en Côte d’Ivoire. Que faire face à ce fléau? Pour ma part, ce fléau peut être freiné grâce à une implication des parents dans l’éducation sexuelle de leurs enfants et des actions de sensibilisation menées par les acteurs du système éducatif. Vue le nombre croissant de grossesses  dans les établissements scolaires,  des actions de sensibilisations pour freiner ce fléau, sont menées  par les autorités compétentes . Cependant il est crucial que l’accent soit mis sur le rôle des parents dans l’éducation sexuelle de leurs enfants. En Afrique le sexe étant un sujet tabou, c’est avec des amis que la plupart des enfants africains discutent de sujets relatifs au sexe. Or ceux-ci ne sont pas plus informés que les autres. C’est pour quoi vous devez avoir une relation fusionnelle avec votre enfant(1). Vous devez également apprendre à parler de sexe avec votre enfant(2).

1-DÉVELOPPER UNE RELATION FUSIONNELLE AVEC   VOTRE ENFANT.

Le père ou la mère doit avoir de l’autorité sur son enfant. Mais pour l’équilibre de l’enfant il est crucial que vous développer avec lui une relation fusionnelle. Qu’entend t-on par RELATION FUSIONNELLE? C’est simple dites-vous que vous devez faire en sorte que votre enfant est une confiance totale en vous. Emmenez votre enfant à savoir que vous êtes la première personne qu’il devra venir voir s’il a un problème ou s’il se pose certaines questions ou encore s’il a besoin de parler avec quelqu’un. En un mot, faîtes lui comprendre que vous êtes son ou sa meilleure ami(e). Surtout avec les filles, il est impératif que la mère est une complicité avec sa fille. Si vous parvenez à développer une RELATION FUSIONNELLE avec votre enfant, vous serez moins surpris des actes de votre enfant.

2-PARLER DE SEXE AVEC VOTRE ENFANT

Je ne suis pas psychologue mais on est tous passé par là. A chaque étape de croissance de l’enfant, il y a certaines questions que l’on se pose. Par exemple entre trois et quatre ans l’enfant commence à comprendre qu’il a deux différents sexes. Ou encore à la puberté où la transformation du corps intervient, le plus souvent l’adolescent se pose assez de questions.  Chers parents apprenez à parler de sexe avec votre enfant . Trouvez les mots adaptés à son âge et surtout à son niveau de compréhension. Au fur et à mesure que votre enfant grandi vous pourrez rentrer dans certains détails. Par exemple lorsque la jeune adolescente a ses premières règles, faîtes lui comprendre que si elle a des rapports sexuels elle peut tomber enceinter et que son corps n’étant pas encore prêt à supporter une grossesse cela aurait de grave conséquence sur sa santé.

Me concernant j’espère contribuer par mes écrits à la réduction des grossesses en milieu scolaire.

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LEXIQUE

JE SUIS FAN DE TOI: Je suis amoureux de toi, je t’aime.

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