CONTRAT DE TRAVAIL IVOIRIEN

Comme la plupart des jeunes de ma génération, j’ai été à l’école. Après un parcours scolaire brillant et un parcours universitaire rythmé par les grèves etles nombreuses crises qu’a connu notre pays; j’ai fini par obtenir la Maîtrise en Droit avec d’excellentes notes. Une fois mon diplôme en main, il fallait songer à m’insérer dans le tissu professionnel. Malgré le beau parcours professionnel que mes formateurs me prédisaient, toutes les portes auxquelles je frappaient restaient hermétiquement fermées que ce soit celles de la fonction publique comme celles du privé. Et cela juste parce que je n’avais pas le « DJÊH » (l’argent), pas de parents qui occupent de haute fonction ou tout simplement parce que je refusais d’accorder certaines  faveurs.

Aussi, en pleine analyse de la nouvelle constitution de notre pays adoptée par référendum le 30 Octobre 2016, ai- je été subjugué par l’article 14 qui énonce ceci:  « Toute personne a le droit de choisir librement sa profession ou son emploi.

L’accès aux emplois publics ou privés est égal pour tous, en fonctions des qualités et des compétences. Est interdite toute discrimination dans  l’accès aux emplois et dans leur exercice fondée sur le sexe , l’ethnie ou les opinions politiques, religieuses ou philosophiques ».

Loin de susciter en moi le regard d’un juriste, l’analyse de cet article a plutôt attisé la flamme d’éveilleuse de conscience dont je me prévaux. Pour l’alinéa premier qui est relatif au choix de l’emploi, il ne pose pas de problème, mais le problème vient de l’égal accès aux emplois . Vous conviendrez avec moi que le monde de l’emploi ivoirien est en proie à de nombreux vices comme le « séphonisme » (relations basées sur l’ethnie, les opinions politiques etc…), le droit cuissage (relations sexuelles pour obtenir un emploi) ou encore le « donnant donnant »( donner de l’argent pour obtenir un l’emploi). Etant donné que la constitution est la loi fondamentale d’un pays, le respect de cette norme s’impose à tous ceux qui vivent sur le territoire de ce Etat. Je me demande alors est-ce l’Etat qui ne joue pas son rôle de diffusion de la constitution tel que prévu à l’article 28 de celle- ci? ou est-ce les ivoiriens qui ont un mépris total de leur pays? A mon humble avis, le drame que subit la jeunesse ivoirienne quant à l’inégalité dans l’accès aux emplois publics et privés est dû non seulement au fait que les autorités politiques ne jouent pas assez le rôle régalien de l’Etat; mais également aux ivoiriens qui pensent trop à leurs intérêts personnels au dépriment de celui de leur nation.

1- L’ETAT FACE A LA CRISE DE L’EMPLOI

Pendant la campagne qui précédait l’adoption de la nouvelle constitution, on a assisté à de nombreuses tournées du gouvernement, mais à mon sens, les explications du texte de la constitution devrait se poursuivre même après l’adoption. Etant donné que le citoyen lambda ne  dispose pas d’atout nécessaire quant à la compréhension du droit. On ne peut le nier la répétition  est pédagogique. Si les ivoiriens sont mieux informer sur le droit et surtout sur les sanctions qu’ils peuvent encourir en cas de non respect,  chacun fera le maximum pour ne pas tomber sous le coût  de la justice. Pour les autorités, une fois la constitution adoptée par le peuple, elle a été classé aux oubliettes sans tenir compte du rôle de diffusion qui s’impose à l’Etat. On attend les élections à venir, lorsqu’elle sera en faveur de certains, pour la brandir aux yeux de la population, qui est toujours prise au dépourvue. C’est logique que chacun fasse ce qu’il veut puisse qu’aucune mesure n’est prise contre les contrevenants à la constitution. L’an dernier, je me  présentais aux concours de police grade de commissaire. A l’écrit,  les policiers qui s’approchaient de moi pour jeter un coup d’œil sur ma copie, étaient conquis par la qualité de mon rendu. Cependant ils me disaient tous la même chose: « ma petite tu est intelligente hein! mais est-ce que tu connais quelqu’un? as-tu un tuteur? chez nous là on ne rentre pas comme ça dèh! ». J’étais convaincu de ma réussite mais mon rêve de devenir commissaire pris fin à l’écrit. Est-ce parce que je n’avais pas de relation qui pouvait me permettre d’intégrer l’armée ou c’est juste que je n’avais pas le niveau? Je n’ose me prononcer sur cette question mais le fait de mettre faire interpeller lors des épreuves à susciter en moi à la fois une rage et une grande déception. L’Etat devrait trouver les moyens de mieux contrôler les concours de la fonction publique, car c’est  un secret de polichinelle, comme on le dit à Abidjan : « on paie pour avoir concours, il suffit juste de trouver le réseau ». A ce propos, ESPOIR 2000, un célèbre groupe  zouglou chantait ceci: « on passe concours djâ! concours attend notre argent », 

2-LES IVOIRIENS,PARTISANS DES INTÉRÊTS PARTICULIERS

Quand on parle de corruption, tous les ivoiriens se plaignent.Or la corruption se vit à tous les niveaux. On veut l’émergence de notre pays mais aucun ivoirien ne peu se surpassé pour l’intérêt de la nation. Dès qu’il est nommé Directeur Général d’une société, il va s’arranger pour licencier certaines personnes pour offrir les postes à ses proches ou à ses connaissances. D’autres même viennent avec toute leur équipe secrétaire, comptable et j’en passe. Le drame c’est que certains de leurs proches n’ont même par les compétences nécessaires pour occuper la fonction. Et pendant ce temps, des jeunes qualifiés  errent dans les rues de la capitale. Pour se débarrasser des jeunes au chômage, on leur  demande  d’entreprendre. Mais pour entreprendre, il faut bien des moyens financiers où les trouver? Dans la quête de l’emploi, c’est la gent féminine qui est la plus exposée, au grand bonheur de certaines et au grand désespoir de d’autres. En échange de faveurs sexuelles, certaines obtiennent un emploi. Mais pour celles qui ont de la dignité, elles préfèrent perdent un emploi plutôt que de se voir traiter en prostituée.

Ivoiriens, reprenez-vous pour l’avancée de notre nation. Le monde de l’emploi est ce qui propulse l’économie d’un Etat. Il est donc cruciale que les emplois soient offerts aux personnes compétentes et qualifiés.

Moi, je n’ai aucun proche qui occupe de hautes fonctions. Je ne dispose pas, non plus de millions de francs CFA, si tel était le cas il y a bel lurette que je les aurais faits fructifier. Car les idées d’entrepreneuriat j’en ai plein la tête. De plus, plutôt perdre un emploi que d’être sujet au droit de cuissage, telle est ma devise. Comme je ne veux pas quitter ce monde sans participer à l’évolution de mon pays, j’ai décidé d’écrire afin d’éveiller les consciences.Telle est ma mission ÉVEILLER LES CONSCIENCES.

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3 commentaires

  • merci ma blogueuse préféré tu as tout dis j’ai ma sœur qui cherchait du boulot on lui a proposé de coucher avec elle vraiment pays la les gens respectent pas la loi dèh.

  • Merci tantie esperons que tes dires eveillerons les hauts cadres de ce pays.
    Que Dieu continue de fortifie afin que nous puissions avoir acces a tes conseils.
    Apres Dieu c est toi mon eveilleuse.

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