Affaire de monnaie à abidjan

Depuis un certain temps vous conviendrez avec moi que les pièces de monnaie ont disparu du commerce à Abidjan, pourtant capital économique de notre pays. A la boutique(l’épicerie du quartier), au marché on entend à tue tête: »ya pas monnaie ». Où le problème devient sérieux c’est dans les transports en commun notamment les « gbakas ». L’apprenti tape la portière du « gbaka » en disant: montez avec la monnaie ». Mais si pas égard vous montez dans le véhicule sans avoir la monnaie  sachez que vous risquez de recevoir à la descente du véhicule en plus de votre monnaie celle d’un ou plusieurs autres passagers accompagné de cette phrase impérative: »PARTAGEZ ». C’est ce phénomène  dit »on nous a associé »..; que je voudrai touché du doigt ce jour. Comment se comporter en pareil situation non seulement par rapport à l’apprenti et également avec les autres passagers « associés »?

En effet  c’est très indésirable de se trouver dans ce cas de figure, surtout quand on doit se rendre au service ou à un rendez-vous très important. Je voudrais vous inviter dans un premier temps à la tolérance à l’égard du transporteur et dans un second temps à la courtoisie à l’égard des passagers.

  • A l’égard du transporteur: soyez tolérants

J’ai toujours mal pris le fait qu’on m’associe dans les transports en commun, jusqu’au jour où après des courses je me retrouve dans un véhicule dans lequel pour au moins quatre passagers qui descendaient l’apprenti achète soit de l’eau ou des beignets pour avoir la monnaie et la remettre aux passagers. Imaginez -vous s’ils doivent acheter à chaque fois des choses comment ils pourraient vivre de leur travail? Soyez compréhensibles chers amis. Je vous conseille de prévoir la monnaie à chaque fois que vous prenez un véhicule en commun; chercher la monnaie la veille par exemple. Dans l’hypothèse où vous n’auriez pas de monnaie, prévenez le chauffeur à la montée s’il estime qu’il peut vous faire la monnaie, vous pourriez monter. Si malgré toute votre bonne foi vous êtes « associé »gardez votre calme. Injurier le transporteur ne vous servira à rien si ce n’est qu’influencer négativement votre journée. Maîtrisez vous, gardez votre sang froid. C’est vrai vous me direz que c’est pas du tout facile; mais sachez que la maîtrise de soi est une arme efficace et nécessaire qui nous permet d’éviter beaucoup d’ennuis. Il serait préférable de voir avec les autres passagers  comment vous devez vous prendre pour sortir de cette impasse.

  • A l’égard des autres passagers

Si vous êtes avec d’autres personnes, dîtes vous qu’ils sont dans le même état d’esprit que vous. Soyez courtois et respectueux. Autant vous désirez qu’on vous respecte et vous estime, faîtes en autant pour les autres. Regardez aux alentours si vous pouvez prendre quelque chose; par exemples les mouchoirs jetables ou de l’eau (on en  a toujours besoin car il fait vraiment chaud à Abidjan). S’il s’avère que vous ne pouvez rien prendre car vous êtes limitez financièrement, faîtes le comprendre gentiment à l’autre passager. J’ai toujours eu cette philosophie dans mes rapports avec les autres toute chose dite ou demandée gentiment et poliment touche le cœur et contraint l’autre; dans la grande majorité des cas à s’exécuter dans la mesure de ses possibilités et ses moyens. Faîtes tout pour ne pas être celui qui crée des problèmes. En toute chose, par votre attitude recherchez la cohésion et la paix.

Cependant le débat sur où sont passé les pièces de monnaie reste ouvert. Est-la BCEAO qui en fabrique moins ? Ou est le fait des personnes qui gardent les pièces dans les tirelires ? En posant cette question à un passant il m’a répondu que les pièces de monnaies sont chez les mendiants d’Abidjan. Quelle est votre réponse à cette question chers amis?

Que la paix soit votre partage!

Rita Pascale de l’Immaculée

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